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Jan 07

Les aveux d'une retardataire chronique!

Comment arrêter, en 3 étapes, de tourner en rond ?

Avez-vous la sensation de répéter des comportements qui vous empêche d’avancer sur votre chemin de vie? Par exemple, vous voulez vivre une passion, mais vous n’arrivez jamais à vous rendre jusqu’à la mise en action de cette passion. Ou bien vous vous retrouvez tout simplement en famille avec vos frères et soeurs et vous avez l’impression de redevenir une enfant comme si toute votre expérience et votre vécu avaient disparu. 

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Ce n’est pas forcément dans toutes les sphères de notre vie que nous pouvons tourner en rond. Nous pouvons foncer et nous réaliser au niveau professionnel, mais répéter inconsciemment les mêmes scénarios amoureux. Ou bien nous pouvons tellement craindre de parler à notre patron pour avoir une augmentation que nous refaisons sans cesse la même erreur. Cela justifiera le fait de ne pas être en droit d’obtenir une augmentation donc … ne pas aller voir votre patron.

Les fausses croyances que nous nourrissons; le saboteur en nous que nous écoutons , la procrastination qui a raison de nous, nos peurs les plus secrètes qui nous paralysent; tous ces comportements nous accompagnent lorsqu’il s’agit de ne pas aller là où nous dicte d’aller notre coeur .

Pour ma part, cela a toujours été au niveau créatif que je tournais en rond. Je me trouvais constamment une excuse pour ne pas faire ce que je devais faire;  je n’avais pas le temps, car je devais travailler; je n’étais pas assez original; il est trop tard; l’idée est déjà prise; je suis médiocre; on ne va pas m’aimer, je ne vais pas réussir  …bref, vous avez compris!

Le meilleur exemple que je peux vous partager est ce dont je vous parlais dans mon article du jour 1 : «Pourquoi commencer un blogue avec un seul article et se tirer une balle dans le pied? ». Pendant  presque 12 ans, je voulais faire mon blogue. Et! Oui! 12 ans! C’est définitivement tourné en rond !

Comment arrêter de tourner en rond en 3 étapes?

Alors comment pouvons-nous arrêter de tourner en rond et ce, en seulement 3 étapes? Je vais être honnête avec vous et vous avouez que ce n’est pas si simple que cela et qu’il existe quand même tout un processus pour arriver à se libérer de ces vieux schémas.

Mais je crois profondément que si vous voulez réellement avancer et que vous prenez l’expérience des autres sans écouter votre égo et que vous acceptez d’appliquer leur conclusion sans pour devoir pour autant passer par toutes les étapes qu’ils ont dû vivre, vous pouvez accélérer votre processus évolutif.

Alors, selon mon expérience et croyez-en une « tourneuse en rond » , vous pouvez arrêter de tourner en rond si vous réussissez à faire directement les 3 étapes suivants: 


1. Étape 1 : Prendre conscience

La première étape pour arrêter de tourner en rond est de prendre conscience que vous tournez en rond.  Wo! Trop fort comme réflexion!!!! Vous me direz que c’est pas mal évident, ça! Mais attendez! Ce n’est pas si simple que cela. Le déni, le refus de voir sa réalité, la peur de perdre ce que l’on a, la peur d’avoir du succès… bref, peu nombreuses sont celles qui voient clairement leur comportement. Alors je vous mets en garde contre votre intelligence et votre capacité à vous voiler les choses.

Comme pour moi, avec le temps et la prise de conscience de mes déficiences affectives, les excuses disparaissaient d’elles-mêmes tranquillement, mais je restais prisonnière d’une forme de léthargie qui m’étouffait. Même en ayant plus confiance en moi dans le domaine créatif, j'avais l'impression d'être condamnée à ne pas pouvoir me réaliser. Et c’est tout récemment, en faisant des recherches pour l’écriture de mon article « Comment vaincre les pièges de l’inaction? » que j’ai réalisé que j’avais fini par devenir une « retardataire chronique ».

Je l’avoue humblement et j’en prends conscience avec vous. Je ne savais même pas que ce terme existait et pourtant dès que j’ai lu la définition, j’ai compris ce que je vivais.

Être une « retardataire chronique » ne signifie pas ne rien faire. Au contraire, le sujet peut être pris d’une véritable frénésie d’activités (aller faire les courses, entamer un grand ménage de printemps, repeindre les volets, prendre des nouvelles de la grand-mère, faire de la maintenance informatique, etc.), tant que celles-ci ne possèdent aucun rapport avec la tâche problématique. https://fr.wikipedia.org/wiki/Procrastination

J’ai réalisé que j’ai fait en sorte d’être toujours très occupée, que j’avais de très bonnes excuses pour ne pas me lancer dans la création, l’écriture et l’expression de mes passions. Je n’étais jamais prête…mais pour ma défense…j’avais de très bonnes excuses…et quand je n’ai plus eu d’excuse, je continuais à tourner en rond parce que ma fuite était devenue chronique. Bref, maintenant je sais que je peux arrêter de tourner, car j’ai identifié le fait que je tournais en rond.

Notre égo est fort et il va tout faire pour que nous ne voyons pas dans quel processus répétitif nous sommes ancrées. Si vous avez la sensation d’étouffer, la sensation qu’il vous manque constamment quelque chose, que vous n’êtes pas si heureuse que ça malgré votre « réussite », la sensation de ne pas être à la bonne place…Alors donnez-vous le temps de regarder vos comportements et prenez conscience, en toute humilité, de celui qui vous limite. 

2. Étape 2: ne pas se taper dessus 

Deuxième étape: Ne vous tapez pas dessus! Ne vous jugez pas! Lorsque vous prenez conscience d’un comportement qui vous nuit, il est important de ne pas vous culpabiliser. L’air de rien, c’est une étape importante à faire pour ne pas continuer à créer le même schéma. Cela semble évident et pourtant c’est très difficile.

Se taper dessus est beaucoup plus facile que de reconnaître ses bons coups. Vous devez impérativement entendre la voix en vous qui vous détruit, qui vous dit que vous êtes niaiseuse, que vous auriez dû voir ça bien avant … et l’empêcher de continuer à avoir du pouvoir sur vous.

En analyse transactionnelle, on appelle cette voix le parent critique. Admettons que la critique de nos parents nous a marqués d’une manière ou d’une autre, nous l’avons assimilée comme une vérité et nourris à l’intérieur de nous. Ensuite, nous avons répété en nous cette voix pour en faire la nôtre, nous sommes devenus nos propres parents.

L'analyse transactionnelle est une théorie psychologique et une méthode psychothérapique fondée par le psychiatre américain Eric Berne, dans les années 1960. Elle repose sur le présupposé que chaque personne possède trois facettes qui façonnent sa personnalité : l'enfant, le parent et l'adulte. La psychothérapie qui en découle vise à améliorer les capacités transactionnelles de la personne, c'est-à-dire son aptitude à améliorer les échanges et les comportements qu'il entretient et adopte avec les autres. Le thérapeute en analyse transactionnelle amène le patient à s'interroger sur ses trois facettes intérieures de parent, d'enfant et d'adulte qui correspondent aux différents états de son Moi, afin de mieux se connaître, par une exploration de sa psyché, essentiellement verbale.https://www.journaldunet.fr/business/dictionnaire-du-marketing/1198131-analyse-transactionnelle-definition-traduction-et-synonymes/

Le jugement, les exigences et les critiques se retrouvent tous par l’expression de cette voix à l’intérieur de nous qui ne tarit pas de reproches à notre égard. Le but est de ne plus lui donner de pouvoir et de faire en sorte de ne plus l’écouter. Pour se faire, la première étape prend tout son sens, car nous devons avant tout en prendre conscience et après réussir à la faire taire.

La manière qui a fonctionné pour moi a été de me parler. Lorsque je m’entendais me chicaner, me rabaisser ou alors me dire à quel point les autres ont une opinion négative à mon égard, je me disais carrément que je ne pouvais pas penser à la place des autres, que je ne savais pas ce qu’ils pouvaient bien penser, que je devais me faire confiance, et voir autre chose que le mauvais côté, bref je m’efforçais de me conditionner autrement et ce, de manière positive. 

3. Étape 3: Communiquer

Et la troisième étape qui va vous permettre de sortir de votre schéma est de communiquer votre prise de conscience. Dès l’instant que nous parlons à une personne de ce que nous vivons automatiquement, cela permet de nous distancer et de mieux comprendre notre comportement.  

Un des problèmes qui nous limite vraiment est celui de rester dans le silence, dans l’isolement, dans la non communication de ce que nous vivons et ressentons. La plupart du temps, nous avons peur de nous faire juger et de nous faire étiqueter comme « fuckée dans la tête » si l’on parle d’un problème que l’on ressent. Il y a aussi le syndrome de la bonne personne qui ne doit pas se plaindre et qui doit se satisfaire de ce qu’elle pour ne pas risquer de se faire étiqueter de capricieuse ou de trop. compliquée. Et il y a aussi et surtout le syndrome de la superwoman auquel il ne faut pas déroger.

Pourtant c’est grâce à la communication qu’on finit par s’en sortir, par comprendre qu’on n’est pas toute seule, par trouver des trucs. Et puis, cela donne de l’espoir lorsque l’on communique. Par contre, c’est très important d’avoir du discernement et d’en parler aux bonnes personnes. Celles qui ne vous jugeront pas et qui auront une écoute active , prêtes à comprendre votre situation. 

"L'écoute active est un concept développé à partir des travaux du psychologue américain Carl Rogers1. Elle est également nommée écoute bienveillante. Initialement conçue pour l'accompagnement de l'expression des émotions, elle est opérationnelle dans les situations de face-à-face où le professionnel écoute activement l'autre. Elle consiste à mettre en mots les émotions et sentiments exprimés de manière tacite ou implicite par l'interlocuteur. L'écoute active est plus fine que la reformulation en ce qu'elle ne se limite pas à dire autrement ce qu'une personne vient d'exprimer, mais de décoder la dimension affective généralement non verbalisée."  https://fr.wikipedia.org/wiki/Écoute_active
"L’écoute active vise à permettre à la personne écoutée de prendre un recul, de se “grounder” et de prendre conscience de ses capacités. Elle lui permet de gagner en confiance et de trouver les ressources internes pour avancer dans son cheminement personnel." http://www.ecoute-entraide.org/qu-est-ce-que-lecoute-active/
 « Quand j’ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d’un œil nouveau mon monde intérieur et d’aller de l’avant. Il est étonnant de constater que des sentiments qui étaient parfaitement effrayants deviennent supportables dès que quelqu’un nous écoute. Il est stupéfiant de voir que des problèmes qui paraissent impossibles à résoudre deviennent solubles lorsque quelqu’un nous entend. »  Carl Rogers, psychologue humaniste, créateur de l’écoute active http://www.ecoute-entraide.org/qu-est-ce-que-lecoute-active/

Alors surtout, ne gardez pas en vous vos problèmes. C’est d’ailleurs pour cela qu’il existe des thérapeutes, des psychologues, des coachs, des organisations comme les alcooliques anonymes, les centre pour femmes battues, les organismes d’entraides pour les parents mono parentaux bref… Ils existent de multitudes d’aides, du moins au Québec, pour aider à communiquer son problème. 

Résumé

- Reconnaître ses bons coups.
Prendre conscience de ses comportements répétitifs.
- Rester humble.
Ne pas se taper dessus.

- Détecter la voix du parent critique.
Prendre le risque de comm​uniquer.
- Demander de l'aide si nécessaire.

Conclusion

Il est possible d’arrêter de tourner en rond et de réellement sentir que nous avançons sur le chemin de notre réalisation. Mais il y a des étapes à faire. C’est important d’en prendre conscience, de ne pas s’en vouloir et d’en parler. Ce ne sont pas des étapes forcément facile et qui se réalisent d’un coup de baguette magique mais le résultat en vaut la chandelle. Le sentiment d’accomplissement est fort et cela nous donne un sens à la vie.

Comme je prêche par l’exemple, je vous ai partagé le fait d’avoir pris conscience d’être une retardataire chronique, et je vous ai partagé comment ce comportement m’a empêché d’avancer dans mon processus. Maintenant que j’ai pris conscience de ce comportement, que je l’ai accepté sans me taper dessus et que j’en ai parlé, je ne peux plus continuer comme avant, je suis trop consciente maintenant de son pouvoir sur moi et à quel point il me nuit. Je me dois de changer, de faire les choses autrement .  

Alors je me suis dit que si je ne faisais rien aujourd’hui, je ne ferais rien demain. Il fallait que je sorte de ma léthargie, que j’arrête de retarder mes actions, que je me donne un coup de pied au cul pour enclencher le processus, mon blogue ici en l’occurrence. Il me reste une dernière étape à accomplir, une fois les 3 premières bien assimilées:  Je devais maintenant passer à l’action. C’était cela, ou alors arrêter. Point barre. J’en étais rendue là. Je me devais de passer à l'action et vaincre les pièges de l’inaction. 


Je vous donne rendez-vous au  jour 3  pour découvrir "« Comment vaincre, en 3 étapes, les pièges de l’inaction ? 

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